Des 250 îles que compte l’archipel des Cyclades en mer Égée, seules 25 sont habitées dont la sublime Santorin.

Fire ou Thira en Grec, la capitale de Santorin

Santorin est sans conteste la plus belle des îles de l’archipel des Cyclades. Ses 83 km² sont une palette de couleurs incroyables. Le bleu et le blanc dominent, mais de cette île rocheuse née de la fureur d’un volcan, ont explosé l’ocre, le rouge sang, le noir, le gris. Les deux grandes villes principales que sont Fira/Thira et Oia voient à elles seules se concentrer des millions de personnes au plus fort de la saison.

En arrière saison, fin septembre début octobre, on peut s’y promener plus sereinement. Les emblématiques mules de Fira font toujours le bonheur des touristes lors de leur montée des 600 marches depuis le port d’Athinios. Dans la cathédrale Orthodoxe de Fira, dès l’entrée vous y verrez un splendide lustre de cristal. Santorin se trouve à 2 heures de bateau de la Crète et environ 6 heures du port du Pirée.

Eglise de Fira dominant la Caldera

Au nom ouest de l’île, Oia, ville la plus photographiée des Cyclades, la vue y est exceptionnelle. Oia est le modèle réduit de Fira. Construite à flan de rocher, les villas posées telles des cubes rivalisent avec les hôtels de luxe.
Un regret, il est extrêmement difficile d’accéder à sa citadelle le soir pour y voir les exceptionnels couchers de soleil, tant leur réputation attirent un grand nombre de touristes.

Les 3 dômes bleus d’Oia
Coucher de soleil sur la mer Égée

Pour qui sait regarder autrement, Santorin est une carte postale à ciel ouvert. De petits villages offrent des moments suspendus dans le temps, comme à Megalochori où l’on peut y voir un mélange de maisons néoclassiques et les restes de maisons troglodytiques. La blancheur des habitations mêlée à la pierre de lave rouge et noire sont d’une beauté à couper le souffle. Celles-ci ont été reconstruites sur les restes des maisons troglodytiques après le tremblement de terre de 1956. Partout sur l’île des centaines de chapelles aux dômes bleus ont été érigées après chaque tremblement de terre.

Megalochori, un mélange de lave noire, de blanc et bleu
Clocher de l’église d’Esodion
Restes des maisons après le tremblement de terre de 1956

Le village de Pyrgos est perché sur son piton rocheux à 576 mètres d’altitude, point culminant de l’île. Un dédale de ruelles pentues aux marches recouvertes de galets, le monastère du prophète Elie en font un joyau encore épargné du tourisme de masse. De son sommet, la vue embrase toute la Caldeira et ses îles dont la célèbre Amorgos où fut tourné le film de Luc Besson, le Grand Bleu.

Le Kasteli de Pyrgos
Fenêtre sur la village
Monastère du prophète Elie
Les cloches du Kasteli
Vue sur la Caldeira
Mule bâtée chargée de valises

Au sud de l’île de Santorin, se trouve les vestiges de la cité Minoenne ensevelie d’Akrotiri. J’avais eu l’occasion lors d’un séjour il y a 25 ans, de voir cette ville à ciel ouvert qui laissait supposer de la vie près de 2 siècles avant notre ère. Aujourd’hui, les vestiges sont protégés à l’intérieur d’un bâtiment qui lui a fait perdre un peu de son âme.

Vestiges des maisons mis à jour
Vestige d’un bac à eau
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